Opération Banyarwanda
Tourné en mai 1964 dans la province congolaise du Kivu et au Burundi, le film montre l’action conjointe menée par la Ligue des sociétés de la Croix-Rouge et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin de venir en aide à quelque 80 000 réfugiés rwandais. Il illustre la diversité des tâches entreprises et des résultats obtenus lors de cette opération de réinstallation menée entre 1962 et 1964 : habillement, alimentation et soins médicaux des réfugiés ; distribution de terres boisées nécessitant le déboisement ; organisation de l’agriculture ; construction de maisons ; rétablissement des activités commerciales.

On dirait un marché africain mais personne ici n’a rien à vendre et personne n’aurait de quoi acheter. Ces gens ont dû fuir leur pays, ce sont des réfugiés. Depuis 1961, des troubles, puis l’accession à l’indépendance du Rwanda ont obligé quelques cent-vingt mille personnes, pour la plupart des Tutsis, à quitter leur pays.
Souvent pourchassés, ils ont dû fuir hâtivement, ils laissaient tout derrière eux : leur troupeau, leurs biens, parfois même un enfant. Ils se retrouvèrent des dizaines de milliers dans les pays limitrophes, Burundi, Ouganda, Tanzanie, et les provinces congolaises du Kivu. Ils étaient déracinés, anxieux et à la limite de leurs forces, il en mourrait jusqu’à 100 par jour.
Les pays d’accueil sont alors eux-mêmes aux prises avec les problèmes nés de leur récente indépendance. Leurs gouvernements font appel à l’aide de la communauté internationale. Dès mars 1962, à la demande et de concert avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la Ligue des sociétés de la Croix-Rouge accepta de coordonner des programmes de secours.
Ainsi débute la phase d’urgence de l’opération ; il faut nourrir, vêtir, abriter, et soigner.
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