Le Congo Belge
En 1955, Baudouin effectue une tournée triomphale au Congo belge, visitant toutes les régions d’une colonie où se manifestent des velléités d’autonomie.
En 1959, quatre ans après ce voyage qui n’apporte pas de changement fondamental dans la politique belgo-congolaise, il se voit obliger d’annoncer l’intention du Gouvernement d’accorder l’indépendance au Congo.
Le 30 juin 1960, le monarque assiste à la transmission des pouvoirs à Léopoldville et prononce un discours ressenti sur le plan international comme ignorant des atrocités commises durant la période de la gestion belge et comme glorifiant l’œuvre coloniale belge.
Le Premier ministre Patrice Lumumba réplique par un discours, très critique vis-à-vis de la colonisation, qui sera qualifié d’insultant ou venimeux en Belgique et à l’étranger.
Des violences surviennent au Congo, immédiatement après la proclamation de l’indépendance, ainsi qu’une grande incertitude politique et de nombreux troubles.
Le premier ministre Patrice Lumumba est assassiné, probablement avec l’aide de services secrets belges et américains. Certains ont vu, dans l’attitude du roi Baudouin dans cette affaire d’assassinat politique, une non-assistance à personne en danger, peu compatible avec le respect de la vie qu’il manifeste comme croyant catholique et qui va l’amener trente ans plus tard à provoquer une crise politique en Belgique lorsqu’il refuse de signer la loi sur l’avortement adoptée par le parlement.
Voici le trajet qu’il effectua : Léopoldville, Matadi, Boma, Moanda, Kitona, Coquilhatville, Luluabourg, Kamina, Elisabethville, Jadotville, Kolwezi, Usumbura, Kitega, Kigali, Bukavu et Stanleyville.
À ce moment-là, le Roi Baudouin n’a que 25 ans et vient d’être intronisé, depuis 4 ans environ, cinquième Roi des Belges, à la suite de l’abdication de son père, Léopold III, le 16 juillet 1951.
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